Cachemire

Au cœur de la fabrication de vêtements d’une qualité supérieure réside l’alliage entre la sélection minutieuse de matières naturelles nobles et l’expertise inégalée des artisans de la marque. Certains modèles de pulls ou de gilets SAINT JAMES intègrent une touche de cachemire dans leur composition.

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Quelles sont donc les caractéristiques de cette fibre d’exception qu'est le cachemire ? D’où puise-t-elle son origine ? Et quelles sont les astuces pour en prendre soin ? 

L’odyssée d’une fibre venue de contrées lointaines


Le cachemire, une fibre animale dont le nom évoque des terres lointaines, puise son essence dans une région spécifique du globe. Cette matière qui incarne luxe et élégance tire ses origines des sommets majestueux de l’Himalaya. C’est sur ces contrées montagneuses que prospèrent les chèvres cachemires, ou Capra Hircus. Issues des hauteurs du Ladakh et du Tibet, ces caprins arborent des caractéristiques distinctes par rapport à leurs homologues français : une taille plus modeste, une silhouette plus arrondie et des cornes torsadées.


Dans ces recoins reculés, où les températures peuvent chuter jusqu’à - 40 °C, les chèvres cachemires développent un fin duvet pour renforcer leur pelage face à l’hiver rigoureux. Cette toison se compose de poils longs, fins et souples, tissés de manière serrée.
Le tissage de cette fibre trouve ses origines dans la région du Cachemire, également connue sous le nom de Kashmir. De cette vallée partagée entre l’Inde et le Pakistan découle le nom même de la fibre, une appellation qui a persisté même après le déplacement de la production. À l’heure actuelle, les principaux producteurs mondiaux sont la Mongolie et la Chine, dont les climats sont propices aux besoins des chèvres cachemires.


L’Europe découvre cette merveille à la fin du 18e siècle, avec l’introduction des châles en cachemire, également appelés pashminas, qui séduisent par leur finesse et leur douceur. La production européenne proprement dite débute au 19e siècle, sous l’égide de Jean-Baptiste Decrétot, un manufacturier normand.

La délicate transformation du cachemire


La toison moelleuse qui permet aux chèvres cachemires de faire face au froid rigoureux est soigneusement brossée à la main lors de leur mue printanière. C’est ainsi que naît une fibre douce et fine, d’une moyenne d’environ 20 microns.


La laine est soumise à un processus de lavage et de cardage avant d’être prête pour la filature. Ce traitement minutieux élimine les impuretés et les fibres les moins fines, garantissant ainsi une qualité optimale. En moyenne, une chèvre cachemire produit entre 50 et 150 grammes de duvet chaque année. Ainsi, la confection d’une simple écharpe requiert le sous-poil de deux chèvres, tandis qu’un pull entier nécessite la récolte du duvet de cinq à six d’entre elles.


Les fibres brutes présentent une gamme de couleurs allant du gris au marron en passant par le blanc. Les différentes teintes sont ensuite obtenues par des procédés de teinture, soit appliqués sur la matière première, soit après la transformation de la fibre, offrant ainsi une palette variée.


Quelles sont les qualités reconnues du cachemire ?


Le cachemire se distingue par des qualités étonnantes. Cette fibre possède une aptitude naturelle à réguler l’humidité, se contractant lorsqu’elle est mouillée puis reprenant sa forme d’origine en séchant.

Outre sa capacité à réguler l’humidité, le cachemire est également acclamé pour sa douceur, une caractéristique inhérente à cette matière noble. Hypoallergénique et non irritante, elle convient particulièrement aux peaux sensibles.


Malgré sa légèreté par rapport à la laine de mouton, le cachemire, avec son sous-poil long et soyeux issu des chèvres cachemires, possède des propriétés isolantes uniques. Ainsi, l’association de ces qualités permet d’offrir à la fois souplesse et légèreté sans sacrifier la chaleur et le confort.


Dans le choix d’un vêtement en cachemire, le nombre de fils joue un rôle crucial. Il détermine l’épaisseur, le poids et le prix du vêtement. Il influe également sur les propriétés thermiques de la pièce. Les articles composés de 1 ou 2 fils sont principalement adaptés au printemps et à l’été, étant fins et légers.


Les articles de 4 fils correspondent à l’épaisseur standard d’un pull en laine. Ainsi, ils fournissent suffisamment de chaleur pour être portés seuls en mi-saison ou sous une veste par temps froid. Enfin, les vêtements conçus avec 6 à 12 fils sont spécialement conçus pour affronter les hivers rigoureux des régions froides.


Comment entretenir son pull en cachemire ?


Le cachemire, qui tolère l’eau sans perdre sa douceur et sa souplesse, mérite un soin délicat. Un lavage à la main à froid est recommandé, en évitant toutefois un trempage prolongé. Optez plutôt pour un nettoyage rapide à l’aide d’un produit spécialement conçu, excluant tout adoucissant. Avant de le faire sécher, épongez doucement l’excès d’eau avec une serviette pour un essorage en douceur sans risque de déformation.


Pour le séchage, disposez le vêtement à plat, en le retournant régulièrement. Si nécessaire, un repassage léger est envisageable à l’envers, en utilisant une pattemouille. Si des bouloches apparaissent, n’hésitez pas à utiliser un peigne à cachemire spécialement conçu pour cet usage.


Toujours se référer aux indications d’entretien et de lavage figurant sur l’étiquette de votre vêtement. Certains modèles peuvent être lavés en machine, en particulier s’ils contiennent un mélange de laine et de cachemire. Dans ce cas, veillez scrupuleusement à suivre les recommandations de température du cycle et du programme d’essorage.


Enfin, gardez à l’esprit que les vêtements en cachemire sont sensibles aux frottements. Évitez de porter des fermetures éclair en dessous et minimisez le contact répété avec les poches intérieures pour préserver leur qualité et leur aspect.