L'histoire derrière les vêtements de la Marine

L'histoire derrière les vêtements de la Marine

La marinière, de l'uniforme à la mode

Avant d'être une icône de la mode, la marinière est née pour le vestiaire du matelot. C'est un décret du 28 mars 1858 qui introduit la marinière dans l'uniforme de la Marine nationale, sous le nom de "tricot rayé". Son cahier des charges est clair : 21 rayures blanches sur le corps de 20mm, 20 à 21 rayures bleu indigo sur le corps de 10mm, 15 rayures blanches sur les manches et 14 à 15 rayures bleu indigo sur les manches, chacune large d'un centimètre et espacée de deux. Il n'y a pas de boutons, pour éviter de s'accrocher dans les cordages. Les rayures servaient aussi à distinguer les marins français des autres pays, et selon la tradition, de mieux repérer un marin tombé à la mer.

Elle est portée sous une vareuse comme un vêtement de travail, et restera pendant des décennies le quotidien de milliers de matelots. C'est Coco-Chanel qui, depuis sa boutique de Deauville, la propulse dans le monde de la mode. Par la suite Jean-Paul Gaultier, Yves Saint Laurent ou encore Karl Lagerfeld la revisiteront. Mais chez SAINT JAMES, la marinière n'a jamais quitté son port d'attache.

Le pull marin adopté par la Marine nationale

L'histoire du pull marin commence sur les bancs de Terre-Neuve au Canada, où les pêcheurs de morue affrontaient des conditions assez extrêmes. Leur pull était tricoté en laine vierge, dans une maille si serrée qu'elle devenait quasi imperméable. Son boutonnage à l'épaule permettait de l'enfiler plus facilement à cause de sa maille serrée. Adopté au XIXe siècle par la Marine nationale, le pull marin devient un marqueur de hiérarchie à bord : rayé pour les matelots, uni pour les officiers. Chez SAINT JAMES, le premier pull marin en laine destiné aux marins voit le jour en 1889 dans nos ateliers normands.

D'ailleurs, le pull marin était appelé chandail, mot venant de « marchand d'ail » qui était un surnom donné à ces marins qui commercialisaient aussi des primeurs.

Le caban, du navire au défilé

Le caban puise ses origines loin des côtes françaises. Au XVe siècle, les pirates barbaresques du Maghreb portaient une cape courte nommée "qaba", pour se protéger des intempéries en mer tout en étant assez libre dans leurs mouvements. La Royal Navy s'en inspire et l'instaure dans ses uniformes dans les années 1800, puis la Marine nationale fait de même vers 1848. Il est modifié pour correspondre aux besoins des européens, avec un drap de laine pour tenir plus chaud, un col large que l'on peut relever pour se protéger du vent et une double rangée de boutons pour fermer le caban selon la direction du vent. C'est Yves Saint Laurent en 1962, qui fait entrer le caban dans le vestiaire féminin et qui relance la mode sur cette pièce mythique.

L'origine des noms de la collection des 400 ans de la Marine nationale

Veste Richelieu

La veste Richelieu vient du fondateur de la Marine lui-même. En 1626, le cardinal Richelieu crée la charge de grand maître de la navigation et donne naissance à la Marine nationale française.

Pull Suffren

Pour le pull Suffren, son origine vient d'un amiral légendaire français du XVIIIe siècle, nommé Pierre André de Suffren. Il est le plus connu des marins français à l'étranger, les officiers anglais de son époque le surnommaient "L'amiral satan". Aujourd'hui, ce nom est principalement porté par le tout dernier sous-marin nucléaire d'attaque en service.

Marinière Gloire

La marinière Gloire porte le nom du tout premier bâtiment de guerre cuirassé de haute mer au monde, lancé en 1859, juste après la guerre de Crimée. Un bâtiment révolutionnaire dans l'histoire navale, qui relancera la course à l'armement entre la France et le Royaume-Uni et qui ouvrira la porte à de plus grands chantiers de cuirassés.

Sweat Jean Bart

Jean Bart est un corsaire célèbre du XVIIe siècle connu pour ses exploits en mer au service de la France pendant les guerres de Louis XIV. Pas moins de huit navires ont porté son nom dans la marine.

Marinière Narval

L'origine de la marinière Narval provient du nom du tout premier sous-marin réellement opérationnel au monde, lancé en 1899 à Cherbourg. Plusieurs sous-marins porteront le nom de Narval par la suite.

Veste Crozon

Pour la veste Crozon, l'origine de son nom provient d'une commune qui abrite l'Île longue, la base des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins. C'est le cœur de la dissuasion nucléaire française.

Marinière Aconit

La marinière Aconit tient son nom d'une corvette qui a combattu durant la seconde guerre mondiale sous les couleurs de la France Libre et qui a reçu la distinction de "Croix de la libération". Aujourd'hui, une frégate de la Marine nationale garde cet héritage en portant ce même nom et en arborant le pavillon à croix de Lorraine des Forces navales françaises libres.

De plus, c'est une marinière qui respecte les codes traditionnels de 1858 de celle-ci, avec ses 21 rayures sur le corps et ses 14 rayures sur les manches.

Pull Ronarc'h

Le pull Ronarc'h tient son nom de l'amiral Pierre Alexis Ronarc'h qui s'illustre dans la défense héroïque de Dixmude en Belgique en 1914. Son nom est un symbole de bravoure dans la Marine nationale. C'est tout naturellement qu'un siècle plus tard, que la première frégate de défense et d'intervention de nouvelle génération (2025) porte le nom d'amiral Ronarc'h.

 

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